http://www.kamunke.com/
frover-blog.com RDF 1.0 Generatoradmin@over-blog.com2007-01-27T17:10:36Z
http://www.kamunke.com/article-22034125.html
Le long de l'allée des philosophes à Kyoto (ci-dessus), on trouve, en bordure du sentier, un café désert, avec des objets style art déco. Dans mon
souvenir, il y avait peut-être aussi un phonographe. Le barman, âgé d'une cinquantaine d'années, porte une chemise blanche et un nœud papillon. Une
raie impeccable au milieu de ses cheveux poivre et sel.
Dans le Japan Times du 16 juillet, un article sur la grève des pêcheurs japonais, en raison des hausses de prix du carburant : 200 000 bateaux sont restés à quai. Plus loin, un débat sur
l'abaissement de l'âge de la majorité à 18 ans. Le Japon est le seul pays du G8 où l'âge de la majorité est fixé à 20 ans.
]]>fr2008-08-20T20:20:02Z
http://www.kamunke.com/article-22017046.html
Dans un temple à Kyoto, des touristes ont abandonné, parmi d'autres, un message. C'est moins anonyme que d'allumer un cierge dans une église. En plus, sur les
cierges, ça se fait pas trop de dessiner des smileys.
]]>fr2008-08-19T00:35:02Z
http://www.kamunke.com/article-22064338.html
fr2008-08-18T22:58:02Z
http://www.kamunke.com/article-22016803.html
Au mois de juillet, Kyoto organise la fête de Gion. Je ne connais pas ses origines, mais dans les rues, il y a plein de monde. Les habitants ont dressé des
stands, des jeunes filles chantent, il y a des lampions, c'est mystérieux. Ci-dessus, un jeune couple achète des poissons qui finiront leurs jours dans un aquarium, pas comme des
brochettes.
]]>fr2008-08-20T19:54:30Z
http://www.kamunke.com/article-22037521.html
Entre De l'autre côté du miroir, de Lewis Carroll, et Neverwhere de Neil Gaiman, voici un roman attachant, même si pas très
abouti : Un Lun Dun, publié en 2007, pas encore traduit en français. "Un Lun Dun", c'est le nom d'un monde parallèle à Londres où finissent tous les objets obsolètes, passés de mode ou
jetés au rebut : parapluies cassés, journaux froissés, vieux téléviseurs, disques 33 tours... Un monde habité par des créatures de toutes espèces. Un Lun Dun, du britannique China
Miéville, raconte une histoire de dark fantasy qui s'adresse surtout à un lectorat (pré-)adolescent, à l'image des deux héroïnes qui pénètrent par inadvertance dans Un Lun Dun. Ça vaut bien un tome
d'Harry Potter, il y a du rythme, des rebondissements, mais les personnages manquent de profondeur. Un Lun Dun offre la trame d'un bon scénario de film bourré d'effets spéciaux, pour les
gamins. J'y ai retrouvé avec plaisir l'imagination féconde de China Miéville, qui m'avait tellement plu dans son Perdido
Street Station. En plus, l'auteur a fourni des illustrations à son roman, un bon moyen de se représenter ses chimères.]]>fr2008-08-18T00:11:49Z
http://www.kamunke.com/article-22016703.html
Premier jour à Kyoto. Arrivée dans un ryokan (le Murakamiya-Kyoraku), une auberge traditionnelle japonaise : chaussures laissés à l'entrée, couvre-feu à 23 heures,
panneaux coulissants en papier de riz, futons. Après 16 heures de voyage, avion + train, Paris-Séoul-Osaka-Kyoto, je déballe mes affaires. Je découvre avec enthousiasme la fonctionnalité jet
d'eau des chiottes, la douche du sphincter. Je fais une sieste. En sortant, je me promène dans le quartier au nord de la gare. Des rues perpendiculaires. Tout est propre, beaucoup de gens
circulent à vélo, les trottoirs sont délimités par une bande blanche peinte sur la chaussée . Le premier jour, je vis dans un manga.
]]>fr2008-08-17T00:13:22Z
http://www.kamunke.com/article-21106397.html
fr2008-07-09T14:32:22Z
http://www.kamunke.com/article-20191009.html
Voilà deux invités de marque, qui se tapent l'incruste chez moi depuis quelques semaines : Monsieur Burns et Bullet Bill. Même s'ils ne sont pas vraiment des inconnus, je tiens quand même à
faire les présentations.
D'abord, Charles Montgomery Burns, un des plus riches hommes de Springfield, célèbre pour être le boss d'Homer Simpson. Dans sa main droite, il tient Bobo, son ours en peluche, qui
n'apparaît que dans le 4e épisode de la saison 5, intitulé "Rosebud". Une parodie du Citizen Kane de Orson Welles.
Puis, Bullet Bill, un des ennemis jurés de Mario. Un missile dévastateur dont l'impact transforme le sol en champs de bombes à sous-munition, enfin j'exaggère. Les joueurs de "Mario Kart",
eux, se réjouissent d'adopter la forme de Bullet Bill pour remonter le peloton. Mais je vais pas m'étendre sur cet obus à pinces, il y a des mecs un peu obsédés qui ont écrit sa
biographie sur le site Super Mario Wiki.
]]>fr2008-06-05T20:26:21Z
http://www.kamunke.com/article-20151727.html
fr2008-06-04T03:46:35Z
http://www.kamunke.com/article-19960646.html
L'Espace de la révélation d'Alastair Reynolds, le premier tome du "Cycle des inhibiteurs", a cette qualité des livres de science-fiction assez tordus pour faire travailler
l'imagination à toute berzingue, mais en aménageant des pauses pour remettre de l'ordre dans l'atelier de la pensée.
C'est vrai : il y a tout de même des descriptions si peu explicites qu'elles confinent à l'abstraction et des phrases à te demander si tu as bien fait de sécher tes cours de
physique. Exemple : "Tout se passait comme si l'arme était un soliton - une onde stationnaire - dans la structure géodésique de l'espace temps." Dans la littérature de
science-fiction, on appelle ça du hard science, et j'ai du mal à croire que l'expression est juste une traduction de "sciences dures".
Donc, c'est hard, il faut s'accrocher au pavé, en dépit de longueurs dans la narration et de dialogues parfois un peu décalés : on a parfois l'impression que les personnages jouent une
pièce chacun dans leur coin.
Cela dit, L'Espace de la révélation est un space opéra passionnant, avec des bonnes idées à foison. Sa lecture suscite des images insoupçonnées. On y trouve une
civilisation disparue, un archéologue mégalo, une menace pour l'humanité, un vaisseau géant dont le capitaine est rongé par une étrange pourriture, une assassine avec une autre voix que la sienne
dans la tête...
Raynolds maîtrise le sens de l'ellipse, qui fait que des événements ou des personnages sont révélés plus tard, alors que leur présence était déjà suggérée. Et il possède surtout un
vrai style et capacité à faire naître des images fantastiques.
Extrait :
"Sa minceur ascétique - il semblait qu'elle n'aurait pu mettre les pieds sur une grosse planète sans se rompre tous les os - n'avait pas abusé Khouri un seul instant; Sudjic était comme un
bâtiment conçu par un architecte de génie, qui connaissait précisément les tensions auxquelles devaient obéir chaque articulation et chaque étai, et aurait mis un point d'honneur esthétique à
n'autoriser aucune tolérance additionnelle."
]]>fr2008-06-02T00:15:04Z