Vendredi 30 mai 2008

Caroussel du Louvre, à Paris. Ubisoft, gros éditeur français de jeux vidéo, avait organisé les mercredi 28 et jeudi 29 mai, pour la deuxième année consécutive, ses "Ubidays". En gros, l'éditeur présente ses jeux à venir : Far Cry 2, End War, Hawx, Prince of Persia, Soulcalibur IV, Les lapins crétins, etc. Ça se passe dans des petits boxs à l'intérieur d'un grand show-room.

Sur place, beaucoup de journalistes, les développeurs qui font la démonstration de leurs créations, des buffets, un baby-foot géant, et partout la couleur orange de la marque Ubisoft.



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Mercredi 21 mai 2008

Pour le prochain Grand Theft Auto, je vois bien Taser comme sponsor, et pour une prochaine Wii Fit, soit Evian (ma force de l'équilibre) soit Kellogg's Special K (mon régime minceur). Parce que ça y est, ça commence, ça vient. La pub va s'inscruster dans les jeux vidéo. L'audience du secteur se décuplant, les annonceurs se pressent. C'est cette bonne vieille technique de placement de produits, ce marketing qui vaut, par exemple, un dialogue d'une intensité rare dans Casino Royale, le dernier James Bond : 

"- Rolex ?
- Omega.
- Beautiful."


C'est bioutifoul la pub subliminale, nan ? Et question pub, Electronic Arts, l'éditeur des Sims, fait très fort. La prochaine extension de cette franchise qui a vendu 100 millions d'exemplaires dans le monde sort le 26 juin 2008. Elle s'appelle... Les Sims 2 - IKEA Home Design Kit. Oui, pas la peine de remettre tes lunettes Afflelou en place, tu as bien lu. C'est même indiqué ici.

Le slogan ? "Offrez à vos Sims des objets indispensables de chez IKEA !" Après, j'imagine que, dans leur simulateur de vie, Electronic Arts et le développeur Maxis vont réussir à place les marques du dépoussiérant pour les meubles, celui du liquide vaisselle, de la chaîne-hifi, et pourquoi pas celle du PQ, mais moi déjà, envoyer régulièrement mes Sims aux W.-C., ça m'a rapidement dégoûté du jeu.

Mais le plus marrant, c'est que mes Sims auront bientôt la même déco que chez moi. Le flip, l'angoisse. Ils seront même mieux meublé que moi, dont le canapé-lit en loques provoque gêne et insomnies. 

Aux Sims, j'espère qu'IKEA donnera des notices de montage simplifiées parce que si moi j'y arrive pas, je vois pas pourquoi ils se démerderaient mieux. Mais je suis pas persuadé qu'on verra les Sims se faire chier à monter eux-mêmes leurs meubles. Ou alors avec un sourire commercial genre "hum, chéri, laisse-moi monter la bibliothèque et le lit, j'adore, c'est trop rigolo". Tu parles.

Et puis, j'y pense, si le tutorial des jeux vidéo était présenté comme comme une notice de chez Ikéa, ça fait longtemps que les gamers seraient morts de dépit.













par joe publié dans : Session jeux vidéo
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Lundi 19 mai 2008

Niko Bellic, le héros de GTA 4.


















De la violence dans GTA ? Oui, bon, et alors, les gamers ont en vu bien d'autres, les (télé)spectateurs aussi. Des histoires de cul ? Du deal ? Des gangsters ? Oui oui oui. So what ? Bah le jeu ! Et quel jeu !

Je suis pas un fan de la série des  Grand Theft Auto, mais il faut reconnaître que GTA IV est un tour de force : missions variées, gameplay soigné, décor urbain superbe, scénario bien fichu.

La bande-son ? Plein de radios, 200 morceaux de musique. Ça vaut le coup de jeter un œil à la
playlist.
Les commentaires récents de la vidéo
Mama de Genesis sur YouTube ont été écrits par des joueurs de GTA. Ce jeu vidéo pourra toujours faire découvrir des groupes (qui n'en ont pas besoin pour la plupart). C'est surtout curieux d'entendre voisiner le Oxygène Part 4 de Jarre avec un If My Homie Calls de 2Pac.

En commençant GTA IV par quelques heures en multijoueurs, j'ai fait le tour de Liberty City. Je me suis fait hurler dessus (enfin dans le casque) par un coéquipier parce que je savais pas conduire.
Je me suis éclater dans les courses (de bagnoles, de motos, de camions...). Et j'ai été odieux quand je me suis rendu compte qu'à défaut de gagner les courses, on se faisait un max de dollars en dégommant les conducteurs. Hé hé.

Quand on a joué à des MMORPG, le vaste espace offert par Liberty City ne surprend pas. Mais des néons de Times Square aux avions de l'aéroport en passant par les stations de métro, ce sont les détails qui sautent aux yeux. On écoute les conversations des passants. On customize son téléphone portable (j'espère pouvoir changer son fond d'écran).

Et maintenant, je savoure le plaisir de la campagne en solo. Je suis pas pressé d'arriver à la fin. Petit à petit, je me coule dans la peau de Niko Bellic et je me la pète.

par joe publié dans : Session jeux vidéo
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Mardi 13 mai 2008





















C'est clair qu'un jeu vidéo à la fois best-seller, visuellement puissant et à l'intrigue originale ne pouvait pas laisser longtemps indifférente l'industrie du cinéma hollywoodien. Il se murmurait depuis sa sortie en août 2007 que Bioshock (bande annonce du jeu ici) avait toutes les qualités pour être adapté sur le grand écran. On connaît depuis quelques jours le nom du réalisateur, c'est
Gore Verbinski, selon le journal américain Variety.

De ce type, j'ai vu quelques films : son remake honnête de The Ring, cette bouillie d'images sans queue ni tête qu'est Pirate des Caraïbes 2, ce monument du kitsch qu'est La machine à explorer du temps, adaptation du roman de Wells... Difficile d'être porté par un enthousiasme délirant.

Il aurait vraiment fallu un esthète de la série B, quelqu'un comme Guillermo del Toro, pour retranscrire l'univers bariolé et malsain de Bioshock. Derrière la caméra, il aurait fallu un peintre de l'horreur, on se retrouve avec un chef de chantier gros œuvre. Avec Verbinski, c'est à craindre que la ville sous-marine et rétro-furiste de Rapture, avec ses couleurs criardes, finisse noyée sous une volonté de rendre le film accessible au plus grand nombre. Bioshock brillait par son ambiance glauque, sa violence gore et son flirt avec l'amoralité. J'ai peur qu'Universal, qui détient les droits du film, soit moins sensible aux différentes facettes de ce joyau noir qu'est Bioshock qu'au nombre d'entrées qu'il pourrait susciter en salles. "- Les Petites sœurs, hein, il faudra que le héros ne les tue pas, c'est quand même des enfants. - Le héros, il arrête pas de se piquer. On veut pas montrer un junkie, tu montres qu'il déteste ça, ok ? Manquerait plus qu'il y prenne goût - Le personnage principal, on peut le rendre plus sympa ? - Il y a Will Smith qu'est libre."

Concernant Bioshock, la seule chose dont je me réjouis, c'est de reprendre ma dose de plasmides en recommençant le jeu dès que j'en aurai le temps. Mais surtout, c'est l'idée de jouer à Bioshock 2, dont toutes les Xbox 360 ont noté la date de sortie dans leur calepin : fin 2009.

Mon précédent post sur Bioshock => ici.

par joe publié dans : Session jeux vidéo
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Lundi 14 avril 2008

Avant d'écrire un article sur Mario Kart Wii pour le journal où je bosse, j'étais allé l'essayer un matin dans un show-room. Une pièce avec téléviseurs à écran plat et consoles de jeu, bar américain, volets clos. Les fauteuils épais et confortables me rappelaient ceux d'un cybercafé parisien où j'avais imprimé la marque de mon cul une nuit entière. Une nuit à jouer. C'était en sous-sol. Je n'ai pas vu le jour se lever.

Quelques jours plus tard. De chez moi, première connexion au mode multijoueurs on-line de Mario Kart. Je joue contre des Japonais et un joueur allemand dont le Mii a les cheveux barrés d'une raie et possède une fine moustache. Son pseudo : "Adolf Best". On n'a qu'une seule envie, c'est de le battre. Princesse Peach contre Hitler.

Quelques jours plus tard. Six gars sur mon lit, entre deux et quatre heures du matin, dans la nuit de samedi à dimanche. Pas ce que vous pensez bande de cochons. Chut ! L'un tripote son nunchuk, l'autre s'agrippe à sa Wii Wheel. On est en train de jouer à Mario Kart. Ecran partagé à deux ou à quatre. On tripe complètement sur un circuit : la route arc en ciel. ♫♫ ♪♫ Sooooooooomewhere over the Rainbow ♫ ♫...



 

par joe publié dans : Session jeux vidéo
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