A flamme symbolique, actions symboliques. Le bordel entretenu hier à Paris sur le passage du cure-dent géant en aluminium offrait un spectacle assez réjouissant (bémol : les forces de l'ordre qui arrachent les drapeaux tibétains). Il y a malheureusement peu
de chances que ces images soient relayées par les télévisions chinoises, ou sinon sous l'angle "complot pro-Tibétains qui veut saboter ce magnifique idéal incarné par les J.O." Il suffisait
de voir la mauvaise foi de Ruolin Zheng, correspondant du quotidien national de Shangai Wen
Hui Bao, dans l'émission C dans
l'air diffusée hier.
Et puis la réaction de Bernard Laporte, le secrétaire d'Etat aux Sports, aux événements d'hier, fera doucement rigoler les dissidents
chinois : "J'aurais préféré que ça se passe autrement (...) les défenseurs des droits de l'homme ne respectent pas les autres". Bouh les vilains. Pour finir, cette phrase édifiante
de l'Espagnol Juan Antonio Samaranch, l'ancien président du Comité international olympique (CIO), dans une interview publiée hier dans El Pais : "Chaque pays a le régime qu'il choisit."
Habitants opprimés par le pouvoir, vous n'avez qu'à vous en prendre à vous-mêmes, faites plutôt du sport.
Il est dans un drôle d'état ce pays, pour accepter l'utilisation de drones dans son ciel et l'usage de tests ADN à des fins de surveillance. Mmm... Petit à petit, l'oiseau sécuritaire fait son nid. Les verrous sautent docilement les
uns après les autres.
J'ai signé aujourd'hui la pétition initiée par Libération, Charlie Hebdo et SOS Racisme, contre "l'amendement Mariani, adopté par l'Assemblée Nationale, [qui] fait entrer la génétique dans l'ère
d'une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique."
joe
Dimanche 16 septembre 2007
Vendredi 14 septembre 2007
"Le drame de
l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire. Le paysan africain qui, depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en
harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles".
Extrait du discours à l'adresse des jeunes Africains prononcé le 26 juillet à l'université de Dakar, au Sénégal, par le président français (vidéo ici).
"Fait-on partie de l’histoire quand on tombe dans un coin de rue d’Andavamamba, les bottes des militaires foulant votre corps et vous livrant aux chiens ?" demandent à Nicolas Sarkozy des
écrivains africains dans une lettre ouverte.
Grosse déception dans l'univers de la Junk TV. Je me suis aperçu hier soir, sur NT1, que Céline avait été remplacée par Mélanie, pour "La Nuit est à vous". Grossière erreur
de casting, on dirait que les producteurs ont posé la stagiaire devant les caméras. Trop sûre d'elle, prête à tout et consciente de l'inanité de sa fonction. Hier soir, elle évoquait encore le
fait qu'elle n'était plus étudiante et qu'elle avait passé le week-end à bronzer dans le jardin de ses parents. Non, il ne suffit pas de mettre un doigt baladeur dans les lacets de son
corset pour attirer le chaland. Je préférais le charme suave de Céline. Céline, si tu reviens de vacances ou si tu n'as pas encore été virée, je te promets d'appeler. Sinon, je
boycotte et je me contenterai de me taper les redifs de Ça va se savoir.
Plus le temps passe, plus "La Nuit est à vous" me fait penser à de la techno minimaliste. Son intérêt niche dans les détails, dans sa texture et dans les brusques variations de rythme.
joe