Jeudi 1 mai 2008




















Histoire de
rassurer Hollywood (oui, on peut très bien entrer en possession du jeu vidéo Grand Theft Auto 4 et se taper un blockbuster américain le même jour), je suis allé voir Iron Man, l'histoire d'un milliardaire qui rentre dans une boite de conserve à l'épreuve des balles. Dans ce film, c'est l'excellent Robert Downey Jr qui enfile le costume en feraille du superhéros. On voit l'acteur post-junkie s'amuser beaucoup avec ses joujous technologiques (un côté Inspecteur Gadget) et se faire effleurer les entrailles par Gwyneth Paltrow au cours d'une séance cocasse de Docteur Maboule. Si Iron Man sauve le monde, il y a pas à tergiverser, c'est Robert Downey Jr qui sauve le film. Car les gentils sont très gentils et les méchants sont très méchants, la preuve, l'Afghan qui veut la peau des Ricains, il fume, avec le regard en coin.
Il ne lui manque plus qu'un Mini-Me.
par joe publié dans : C'est tout vu !
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Lundi 28 avril 2008
Pur film de genre, Rec fait peur. Huis-clos dans un immeuble, des couloirs obscurs, une cage d'escalier plongeante, des recoins mortels. Chasse à l'homme dans les appartements.  Il fait trop noir, il y a des bruits furtifs et des menaces muettes. Rec, film espagnol, porte la marque des bons films d'horreur. Tout ce qu'on peut imaginer ne serait jamais pire que ce qu'on veut bien nous montrer.
Une caméra ne cesse de tourner, c'est celle de l'homme qui accompagne une journaliste, c'est le film. La journaliste fait un reportage sur les pompiers. Elle les suit dans une intervention nocturne, qui vire mal. Banalité des habitants, chacun pour sa peau, appartements vidés peu à peu de leurs occupants.
Rien de nouveau sous la lumière blême des films à pétoche, mais Rec remplit bien son contrat. Si l'on peut comparer sa mise en scène à Blair Witch Project, c'est plutôt du côté de l'excellent The Descent qu'il faut classer Rec : unité de temps (une nuit), de lieu(une grotte/un immeuble) et d'action (comment -s'- en sortir).
par joe publié dans : C'est tout vu !
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Mardi 11 mars 2008

Les affiches française et chinoise de "Mad Detective."


Travelling sur des couteaux de boucher soigneusement posés sur un tissu. Un homme s'empare d'un couteau... pour porter des coups à la carcasse d'un porc, suspendue comme un punching ball au plafond. On est dans un bureau de police.  A un stagiaire qui débarque, un flic explique que le mec qui frappe le cochon, c'est un enquêteur "entré en transes". Puis on voit cet enquêteur se faire enfermer dans une valise et...

Les premières minutes de Mad Detective sont cocasses et géniales. On se croirait dans un film de Park Chan-wook (Old Boy). Il s'agit pourtant du dernier court-métrage du Honkgonkais Johnnie To (coréalisé avec Wai Ka-Fai). Un polar qui suit l'enquête d'un inspecteur brillant et loufoque, débarqué de ses fonctions pour cause de troubles mentaux. Ses méthodes de travail sont pour le moins étranges, plutôt celles d'un médium. Ses visions, qui permettent de reconstituer les circonstances de la disparition d'un autre flic, donnent au film une atmosphère onirique, aux limites du genre fantastique.

Avant le gunfight final, entre des miroirs qui se brisent, la folie du héros permet à Johnnie To de faire passer des scènes tantôt drôles, tantôt pathétiques, parfois inventives, comme celle où le détective "voit" les sept personnalités (il les appelle des démons) de l'homme qu'il a pris en filature. Ces sept personnalités sont interprétées, en même temps à l'écran, par autant de comédiens. Par sa réalisation élégante et un montage nickel, Johnnie To sauve un scénario assez éculé. Je regrette d'ailleurs que le récit ne déplace pas le curseur de la folie un peu plus loin. En creusant par exemple l'idée des multiples personnalités.

- Les acteurs sont convaincaints et la bande originale composée par Xavier Jamaux, un Français dont j'avais apprécié l'autre B.O., plus électro, pour Tokyo Eyes.
- La bande-annonce du film => ici.
- Un autre avis (enthousiaste) sur Mad Detective, c'est du côté du blog
Shangols.

par joe publié dans : C'est tout vu !
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Vendredi 7 mars 2008

Quarante-cinq minutes. Le temps passé devant Bienvenue chez les Ch'tis avant de quitter la salle. Mise en scène proche du néant. Scénario tout mince. Gags ré-pé-ti-tifs et lourds. Les accents, ça me fait pas rigoler sur la durée, le patois du Nord non plus. A part ça, c'est gentil et tout consensuel, un film qu'on verrait bien sur des vols moyen et long-courrier. Mais pour le venin qui fait les comédies piquantes, on ira chercher sa dose ailleurs. Ça commence dans la tradition franchouillarde : gendarme sympa, picole, plats typiques, fonctionnaires de La Poste et magouille chez le DRH. Il y a même une carte des autoroutes A6, A7 et A25 au générique, une animation plutôt moche. 
Film phénomène de société ? La célébration du "plaisir des choses simples", de l'amitié au-delà des hiérarchies et des différences, de la ville à échelle "humaine" (Bergues, 4209 habitants) et des particularismes régionaux à l'heure de la globalization... La collectivité locale du Nord-Pas-de-Calais ne s'y est pas trompée en versant 600 000 € pour la promotion de Bienvenue chez les Ch'tis. C'est sûr, Karnaval et La Vie de Jésus, c'était bon pour le cinéma, pas pour le tourisme.

par joe publié dans : C'est tout vu !
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Mardi 12 février 2008

Dans la catégorie "film de monstre qui ravage une ville", Cloverfield fonctionne plutôt bien, grâce à son point de vue subjectif (l'effet Projet Blair Witch) et malgré un scénario qui tient en quelques lignes (ce dont la durée relativement courte du film tient compte). Un film assumé post-11 Septembre, avec destruction en règle de New York, gratte-ciels qui s'effondrent, panique et poussière dans les rues.


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Seulement, si les annonceurs pouvaient pas incruster leurs pubs sur les images spectaculaires des Twin Towers en 2001, heureusement il y a le cinéma pour rattraper le coup. Heureusement, il y a Cloverfield, et des placements de produits (Sephora et Nokia, comme l'a aussi noté
Le Bluug) si criants que c'en est risible. On se demande même pourquoi la marque de la caméra (le vrai héros du film finalement) n'est pas citée en gros plan.

A part ça, voici un résumé de Cloverfield garanti 100 % spoilers : De jeunes Américains têtes à claque font une fête à New York *yeah*. Un monstre s'invite *haaaaaa*. Ils fuient sur un pont. Le monstre détruit le pont *boum*. Le frère du héros meurt. Le héros veut retrouver sa petite copine *yeah*. Il part avec trois amis à sa recherche, en empruntant les tunnels du métro. Ils sont attaqués par des mini-monstres *haaaaaa*. Des militaires les recueillent *yeah*. Une amie du héros "explose" *berk* après avoir été mordue par un mini-monstre (l'effet Alien). Ils repartent. Ils trouvent la petite copine du héros dans une tour qu'ils ont escaladée. Ils redescendent, ils montent dans un hélicoptère de l'armée. Le monstre abat l'hélicoptère *tzoing*. Ils s'en sortent indemnes. Un ami du héros meurt *crunch* dans la gueule du monstre. Les deux survivants se réfugient sous un pont de Central Park. Ça pète de partout. The end.

Et à la fin, on sait toujours pas pourquoi le monstre a attaqué New York. Même si j'ai
ma petite idée là-dessus.

par joe publié dans : C'est tout vu !
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