Dimanche 17 août 2008
Entre De l'autre côté du miroir, de Lewis Carroll, et Neverwhere de Neil Gaiman, voici un roman attachant, même si pas très abouti : Un Lun Dun, publié en 2007, pas encore traduit en français. "Un Lun Dun", c'est le nom d'un monde parallèle à Londres où finissent tous les objets obsolètes, passés de mode ou jetés au rebut : parapluies cassés, journaux froissés, vieux téléviseurs, disques 33 tours... Un monde habité par des créatures de toutes espèces. Un Lun Dun, du britannique China Miéville, raconte une histoire de dark fantasy qui s'adresse surtout à un lectorat (pré-)adolescent, à l'image des deux héroïnes qui pénètrent par inadvertance dans Un Lun Dun. Ça vaut bien un tome d'Harry Potter, il y a du rythme, des rebondissements, mais les personnages manquent de profondeur. Un Lun Dun offre la trame d'un bon scénario de film bourré d'effets spéciaux, pour les gamins. J'y ai retrouvé avec plaisir l'imagination féconde de China Miéville, qui m'avait tellement plu dans son Perdido Street Station. En plus, l'auteur a fourni des illustrations à son roman, un bon moyen de se représenter ses chimères.
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Lundi 2 juin 2008

L'Espace de la révélation d'Alastair Reynolds, le premier tome du "Cycle des inhibiteurs", a cette qualité des livres de science-fiction assez tordus pour faire travailler l'imagination à toute berzingue, mais en aménageant des pauses pour remettre de l'ordre dans l'atelier de la pensée. 

C'est vrai : il y a tout de même des descriptions si peu explicites qu'elles confinent à l'abstraction et des phrases à te demander si tu as bien fait de sécher tes cours de physique. Exemple : "Tout se passait comme si l'arme était un soliton - une onde stationnaire - dans la structure géodésique de l'espace temps." Dans la littérature de science-fiction, on appelle ça du hard science, et j'ai du mal à croire que l'expression est juste une traduction de "sciences dures".

Donc, c'est hard, il faut s'accrocher au pavé, en dépit de longueurs dans la narration et de dialogues parfois un peu décalés : on a parfois l'impression que les personnages jouent une pièce chacun dans leur coin.

Cela dit, L'Espace de la révélation est un space opéra passionnant, avec des bonnes idées à foison. Sa lecture suscite des images insoupçonnées. On y trouve une civilisation disparue, un archéologue mégalo, une menace pour l'humanité, un vaisseau géant dont le capitaine est rongé par une étrange pourriture, une assassine avec une autre voix que la sienne dans la tête...

Raynolds maîtrise le sens de l'ellipse, qui fait que des événements ou des personnages sont révélés plus tard, alors que leur présence était déjà suggérée. Et il possède surtout un vrai style et capacité à faire naître des images fantastiques.

Extrait :

"Sa minceur ascétique - il semblait qu'elle n'aurait pu mettre les pieds sur une grosse planète sans se rompre tous les os - n'avait pas abusé Khouri un seul instant; Sudjic était comme un bâtiment conçu par un architecte de génie, qui connaissait précisément les tensions auxquelles devaient obéir chaque articulation et chaque étai, et aurait mis un point d'honneur esthétique à n'autoriser aucune tolérance additionnelle."

par joe publié dans : Fan de SF
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Samedi 10 mai 2008

Et hop ! Je viens de terminer en anglais Les Brigades Fantômes de John Scalzi, sequel du Vieil Homme et la guerre que je m'étais enfilé il y a quelques mois. Qu'en dire ? C'est de la SF de bonne facture, agréable à lire, et plutôt facile à parcourir en V.O. John Scalzi replonge dans son univers où les humains font la conquête brutale des planètes, en n'hésitant pas à bouter loin très loin les pas forcément hostiles extra-terrestres qui auraient eu la vilaine idée de coloniser un même bout de caillou.

Le fameux vieil homme, John Perry, héros du précédent s'est éclipsé. Cette fois, on suit Jared Dirac, un être humain créé de toutes pièces, auquel l'armée insuffle une conscience, celle d'un traître (un certain Charles Boutin), afin de comprendre les motivations de ce dernier. Mais l'opération foire (c'est pas si facile même dans le futur) et Jared Dirac, "mis au monde" pour cette expérience, est envoyé à ses occupations de clone-soldat censé protéger l'humanité.

Si le début du roman, avec la création très frankensteinesque de Jared Dirac, s'avère ingénieuse et prometteuse, bah les pages suivantes ronronnent comme le moteur d'une fusée Ariane.  Vers la fin, Scalzi n'arrive pas vraiment à suggérer la cohabitation perverse de deux consciences dans un même cerveau. Parce qu'évidemment la deuxième conscience, celle de Boutin (pas Christine, Charles), s'est réveillée.

Les Brigades fantômes m'ont valu de bons trajets en métro. C'est vite lu, vite assimilé, à la manière d'un roman de gare. On peut le lire indépendamment du Vieil Homme et la guerre. Et avant, La Dernière Colonie, sa suite, nominée cette année dans la catégorie meilleur roman pour le
 prix Hugo (rien à voir avec Victor).

J'aurais pu aussi mettre une citation du bouquin, où il est question d'extermination des Ewoks (ceux de Star Wars), mais je préfère souhaiter un bon anniversaire à John Scalzi (le 10 mai), il confie qu'il a 39 ans sur son excellent blog, et vous inciter à lire la fiche de lecture complète des Brigades fantômes rédigée aux petits soins par le bloggueur Nebal.

par joe publié dans : Fan de SF
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Dimanche 24 février 2008

Après avoir lu le roman de The Terror, de Dan Simmons (chronique ici), je suis ravi de présenter sur ce blog un "entretien" avec Jean-Daniel Brèque, traducteur de ce roman en français. L'ouvrage devrait sortir en octobre 2008 chez Robert Laffont. Je remercie chaleureusement ce spécialiste de la science-fiction, et traducteur de nombreux ouvrages dans le domaine, d'avoir pris le temps de répondre à mes questions, d'autant plus qu'il apporte sur The Terror et Dan Simmons un éclairage très intéressant.

Quelles ont été tes premières impressions à la lecture de The Terror ?

J’ai lu le livre sur épreuves dès septembre 2006, et j’ai été sacrément impressionné. D’abord par les événements décrits, qui étaient souvent très éprouvants, ensuite par le travail accompli par Simmons, et ce au moins à deux niveaux : d’abord, une narration pleine de suspense et de tension, avec des morceaux de bravoure extraordinaires, et ensuite toute une dimension métaphorique, voire allégorique, qui enrichit son propos et le rend très actuel.
A ce moment-là, je savais déjà que je traduirais ce livre, et j’ai pris quantité de notes sur des post-it, que je collais sur les pages concernées — ça allait du vocabulaire spécialisé (termes de marine, de glaciologie, etc.) aux citations à identifier (moins nombreuses et mieux balisées que dans le diptyque Ilium/Olympos), en passant par les détails de cohérence à vérifier.
J’avais profité d’une petite semaine de vacances pour emporter ce livre, et il n’a pas tenu six jours — je l’ai littéralement dévoré… et j’ai épuisé un bloc de post-it.

 

Qu’est-ce qui t’a le plus plu dans ce roman ? Y a-t-il un passage qui t’a particulièrement impressionné ?


Là où Simmons a fait très fort, à mon avis, c’est dans l’utilisation du point de vue multifocal, comme on dirait aujourd’hui. Je m’explique. Comme bien souvent dans les romans contemporains, chaque chapitre nous décrit des événements à partir du point de vue d’un personnage et de lui seul ; Francis Crozier, le second de l’expédition, est certes le personnages principal, mais d’autres ont leur importance, notamment le Dr Goodsir, dont nous pouvons lire des extraits du journal intime. Dans un roman ordinaire, le lecteur se forge une idée de l’action en confrontant les points de vue et en en faisant la synthèse ; mais ici, chacun des personnages à une vision qui lui est propre, et qui n’est pas tout à fait la même que celle de son voisin. De sorte que la nature précise de « la Terreur » n’est jamais complètement explicitée — c’est la célèbre parabole des aveugles et de l’éléphant.

Par ailleurs, Simmons glisse à plusieurs endroits des allusions, des images, qui n’évoquent rien à ses personnages mais qui peuvent résonner dans l’esprit du lecteur. Ainsi, à un moment donné, une demi-douzaine d’explorateurs cherchant les traces de la créature se figent sur la glace, décrivant un cercle à l’intérieur duquel lesdites traces ont disparu — on pense à la scène du film La Chose d’un autre monde, où les explorateurs délimitent ainsi les contours du vaisseau spatial du monstre. Attention ! cela ne signifie pas que la chose imaginée par Simmons soit un extraterrestre…

Ce passage compte parmi ceux qui m’ont particulièrement impressionné. J’y ajouterais la scène du Bal masqué, qui cite nommément « Le Masque de la Mort rouge » d’Edgar Poe et finit en massacre, la leçon de dépeçage anthropophage du Dr Goodsir, qui m’a pas mal remué les tripes, et puis, bien entendu, le voyage initiatique de Crozier par lequel se clôt (ou presque) le roman.

 

As-tu été régulièrement été contact avec Dan Simmons lors de la traduction ? Avait-il des indications spécifiques ?


Pas cette fois-ci. Je me suis rendu compte, lors des traductions précédentes, que j’avais un peu trop tendance à me tourner vers lui lorsque je rencontrais des difficultés. Pour The Terror, j’ai décidé que je ne le ferais qu’en dernier recours, et… je n’en ai pas eu besoin. Mais je sais que, si nécessaire, il aurait été disponible, comme à son habitude. Il m’avait pas mal aidé sur Ilium/Olympos, notamment pour identifier certaines citations.

 

A quelles principales difficultés as-tu été confronté lors de la traduction ? As-tu été amené à faire des recherches documentaires ?


Comme d’habitude, le fond et la forme !

L’action de The Terror se déroule au milieu du xixe siècle, et fait intervenir des personnages bien définis par leur nationalité (anglaise), leur classe sociale (Franklin est un noble, Crozier un roturier, irlandais de surcroît, etc.) et parfois leur culture (je pense à Bridgens, un simple valet mais un érudit de première force). Chacun d’eux avait une voix bien particulière, qu’il convenait d’abord de restituer en français, puis ensuite de respecter en évitant les fausses notes. Par ailleurs, Simmons ne s’est pas astreint à adopter le style parfois fleuri des romanciers de l’époque — son écriture, du moins dans la narration, reste contemporaine, même si les dialogues sont cohérents vis-à-vis des personnages et de leur temps. Donc, il fallait que je veille à bien rendre tout cela. Pour insister un peu sur cette dichotomie entre narration et dialogues, d’ailleurs, j’ai décidé de conserver dans les dialogues les unités de mesure anglaises (pied, yard, mile, etc.), alors que j’utilisais le système métrique (plus les milles nautiques) dans la narration. Je n’ai fait que suivre l’exemple de Jules Verne, qui procédait ainsi lorsque ses personnages étaient anglais.

Pour ce qui est des recherches documentaires, c’est sans doute là que le livre m’a demandé le plus de travail. D’abord, il y a les termes de marine — un langage à part. J’ai réussi à trouver quelques sites internet en français dévolus à la chose, dont celui de Christophe Borzeix m’a été le plus utile ; j’aurais aimé pouvoir me servir du célèbre Glossaire nautique de A. Jal, paru en 1848 (et donc contemporain de l’action du roman), mais, si cet ouvrage de 1 600 pages (!) est bien disponible sur le site de la Bibliothèque nationale, c’est uniquement sous forme d’images PDF, donc sans possibilité de faire des recherches dedans autrement qu’en « tournant les pages » — les spécialistes apprécieront…

Pour ce qui est des recherches historiques proprement dites, si l’expédition Franklin est relativement connue dans le monde anglo-saxon, avec quantité d’ouvrages et de sites internet sur la question, en langue française, c’est plus difficile. J’ai quand même réussi à trouver quelques ouvrages, dont Tragédies polaires, de Pierre Vernay (Arthaud, 2007) et À la recherche de l’expédition Franklin, d’Alain Fillion (Éditions du Félin, 2007) ; ce dernier contient les traductions des rapports des différentes expéditions envoyées à la recherche du Terror et de l’Erebus… mais j’y ai déniché, hélas, de nombreuses erreurs.

Pour finir, j’ai dû approfondir mes connaissances en météorologie et en glaciologie. Quantité de sites canadiens (donc bilingues !) m’ont facilité la tâche.

Plus tous les à-côtés, glanés notamment grâce au forum du site de Dan Simmons, dont les contributeurs se font une joie de signaler leurs découvertes — je pense en particulier au diagramme détaillé du premier pont du Terror, réalisé par un graphiste canadien pour une exposition, et signalé sur le forum. Rien de tel pour visualiser l’action. (voir ici)

 

 

Quelle est la cohérence de The Terror parmi l’œuvre protéiforme de Dan Simmons ?


Ça, c’est une question délicate.

On pourrait dire de prime abord qu’il n’y a rien de commun entre une épopée SF faisant référence à la guerre de Troie, à Proust et à la théorie des quanta, un roman d’espionnage sur les activités d’Hemingway à Cuba en 1942, un thriller contemporain inspiré par les accidents les plus grotesques jamais répertoriés, un roman d’épouvante replaçant Dracula dans le contexte de la Roumanie ravagée par le sida… Mais, dans tous ces livres, on retrouve les principales préoccupations de Simmons, parmi lesquelles je citerais la survie, l’intégrité et la transmission des valeurs. Il revient à ces thèmes dans tous ses ouvrages ou presque, et The Terror en est une expression saisissante.

Au fait, son prochain livre raconte une étrange hantise que subit Charles Dickens, et le narrateur n’est autre que Wilkie Collins, dont l’esprit est ravagé par le laudanum. Je ne l’ai pas encore lu, mais je suis impatient de le faire. Quant à sa cohérence parmi l’œuvre protéiforme de Simmons, eh bien, on en reparlera, d’accord ?

 

Dan Simmons a abordé presque tous les genres. Mais y a-t-il un style propre à cet auteur ? Comment le définirais-tu ?


Question écriture, oui, il a un style bien identifiable, avant tout fonctionnel mais non dénué de force et de lyrisme. Ça a l’air tout simple, en surface, mais une lecture attentive permet de déceler un rythme, une cadence, extrêmement rigoureux, et des images récurrentes, des rimes internes, que le traducteur doit s’efforcer de respecter.

C’est un style de romancier plutôt que de nouvelliste, et je ne suis pas étonné de voir Simmons renoncer progressivement à la forme courte, ce que l’on peut regretter. Si je devais me hasarder à lui trouver des influences, celles-ci seraient multiples : Joseph Conrad, très certainement, et, de façon plus générale, tous les grands romanciers classiques de langue anglaise (Dickens, James, Stevenson…) ; en SF, il ne fait pas mystère de son admiration pour Vance, Anderson, Silverberg, etc.

 




• Le site officiel de Dan Simmons se trouve
par là.
• Et l'un de mes sites préféres en matière de SF (complet, des mises à jour régulières, critiques, plein d'actu, avec un forum où l'on cause même de jeux vidéo), c'est le
Cafard cosmique.
par joe publié dans : Fan de SF
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Samedi 23 février 2008


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En scrutant attentivement cette photo satellite de King William Island, au nord du Canada, vous tomberez peut-être par hasard sur ce qui ressemble à des épaves. Celles de bateaux dont l'écrivain américain Dan Simmons (L'Echiquier du Mal, le cycle d'Hypérion...) relate dans The Terror les destinées tragiques de leurs équipages.

Son dernier roman s'appuie sur des faits réels : l'expédition de John Frankin, en 1845, partie pour découvrir le passage mythique du Nord-Ouest, cette voie maritime entre l'Europe et le continent américain, en passant par l'Océan arctique. Les navires HMS Terror et HMS Erebus avaient quitté le Royaume-Uni en 1845, et se sont retrouvés coincés dans au milieu de la banquise. Non seulement les marins sont prisonniers des glaces, mais dans son livre, Simmons les confronte à une mystérieuse bête, qui prend visiblement un plaisir malin à réduire les hommes en morceaux. 

"The Terror" de Dan Simmons.Malgré la présence de cette créature démoniaque, The Terror n'est pas un livre de science-fiction à part entière. Il est situé à la croisée de trois genres (aventures, historique et fantastique) que Dan Simmons mêle avec son habileté de conteur. L'horreur naît surtout de l'environnement, à la fois d'une grande beauté (sublimée par les descriptions de l'auteur) et fondamentalement hostile. L'isolement des équipages dans ces paysages aussi raffinés que mortifères suscite une angoisse, que le roman, épais de 700 pages, distille dans sa durée. Un rythme posé qui donne l'impression d'assister à un film-catastrophe au ralenti. 

Simmons parsème ça et là son roman de scènes d'action efficaces, notamment avec les apparitions brutales de la créature. Mais si The Terror est un thriller terrifiant, c'est plutôt par ce qu'il ne montre pas, ni aux équipages ni aux lecteurs : la créature camouflée dans la glace, les bactéries mortelles dans des conserves avariées, et surtout le froid qui mord le moindre bout de chair à l'air libre. Le mal est d'autant plus cruel qu'il est invisible. 

La vie quotidienne à bord des navires est relatée avec détail et minutie : les liens de hiérarchie, les stratagèmes pour lutter contre les basses températures, les tâches de rafistolage des bateaux, le rationnement des vivres qui s'épuisent, un carnaval pour remonter le moral des marins... Derrière la coque des navires, on tente de faire vivre l'humanité. Mais le maintien de l'ordre s'estompe au fur et à mesure que naît le désespoir. Tenaillés par la faim et par la maladie, les marins vont se déchirer entre eux, au sens figuré, comme au sens propre.

Dans la forme, chaque chapitre de The Terror épouse le point de vue d'un personnage, renforçant l'aspect humain de cette tragédie. Dans ce requiem à plusieurs voix, quelques flash-backs creusent à mon avis des failles trop abruptes dans le déroulement du récit. Je regrette aussi que l'unique figure féminine, une Inuit (muette) recueillie par l'équipage reste longtemps cantonnée au rang de "primitive sexy" pendant le roman. Elle joue néanmoins un rôle fondamental dans le dénouement, qui célèbre — de manière peut-être trop évidente — une réconciliation de l'homme avec la nature.

The Terror demeure néanmoins le bon roman d'un auteur toujours surprenant. Dan Simmons avait déçu avec son avant-dernier livre, un Olympos baclé et écrit au forceps. Ça fait plaisir de le voir en forme avec une œuvre aussi originale, richement documentée et exaltante.



Mon prochain post sera consacré aux réponses de Jean-Daniel Brèque, le traducteur de The Terror en français, à des questions que je lui ai fait parvenir.  

D'autres critiques de The Terror : chez Fractale Framboise et chez le Cafard Cosmique.
par joe publié dans : Fan de SF
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