C'est clair qu'un jeu vidéo à la fois best-seller, visuellement puissant et à l'intrigue originale ne pouvait pas laisser longtemps indifférente l'industrie du cinéma hollywoodien. Il se
murmurait depuis sa sortie en août 2007 que Bioshock (bande annonce du jeu ici) avait toutes les qualités pour être adapté sur le
grand écran. On connaît depuis quelques jours le nom du réalisateur, c'est Gore Verbinski, selon le journal américain Variety.
De ce type, j'ai vu quelques films : son remake honnête de The Ring, cette bouillie d'images sans queue ni tête qu'est Pirate des Caraïbes 2, ce monument du kitsch qu'est La
machine à explorer du temps, adaptation du roman de Wells... Difficile d'être porté par un enthousiasme délirant.
Il aurait vraiment fallu un esthète de la série B, quelqu'un comme Guillermo del Toro, pour retranscrire l'univers bariolé et malsain de Bioshock. Derrière la caméra, il aurait
fallu un peintre de l'horreur, on se retrouve avec un chef de chantier gros œuvre. Avec Verbinski, c'est à craindre que la ville sous-marine et rétro-furiste de Rapture, avec ses couleurs
criardes, finisse noyée sous une volonté de rendre le film accessible au plus grand nombre. Bioshock brillait par son ambiance glauque, sa violence gore et son flirt avec
l'amoralité. J'ai peur qu'Universal, qui détient les droits du film, soit moins sensible aux différentes facettes de ce joyau noir qu'est Bioshock qu'au nombre d'entrées qu'il pourrait
susciter en salles. "- Les Petites sœurs, hein, il faudra que le héros ne les tue pas, c'est quand même des enfants. - Le héros, il arrête pas de se piquer. On veut pas montrer
un junkie, tu montres qu'il déteste ça, ok ? Manquerait plus qu'il y prenne goût - Le personnage principal, on peut le rendre plus sympa ? - Il y a Will Smith
qu'est libre."
Concernant Bioshock, la seule chose dont je me réjouis, c'est de reprendre ma dose de plasmides en recommençant le jeu dès que j'en aurai le temps. Mais surtout, c'est
l'idée de jouer à Bioshock 2, dont toutes les Xbox 360 ont noté la date de sortie dans leur calepin : fin 2009.
Mon précédent post sur Bioshock => ici.
