Dimanche 17 août 2008
14 juillet 2008.
Premier jour à Kyoto. Arrivée dans un ryokan (le Murakamiya-Kyoraku), une auberge traditionnelle japonaise : chaussures laissés à l'entrée, couvre-feu à 23 heures, panneaux coulissants en papier de riz, futons. Après 16 heures de voyage, avion + train, Paris-Séoul-Osaka-Kyoto, je déballe mes affaires. Je découvre avec enthousiasme la fonctionnalité jet d'eau des chiottes, la douche du sphincter. Je fais une sieste. En sortant, je me promène dans le quartier au nord de la gare. Des rues perpendiculaires. Tout est propre, beaucoup de gens circulent à vélo, les trottoirs sont délimités par une bande blanche peinte sur la chaussée . Le premier jour, je vis dans un manga.
par joe publié dans : Instantanés du Japon
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Mercredi 9 juillet 2008

Désolé pour la poignée de fidèles lecteurs pour avoir laissé le blog en jachère. Comme vous avez pu le constater, je me suis absenté longtemps. Plus d’un mois au cours duquel j’étais occupé à écrire (pour mon canard entre autres) et à vivre ailleurs, surtout dans les jeux vidéo.

 

J’aurais pu vous raconter le Worldwide Blizzard Invitational ou le Mondial du Gaming 2008, deux événements très geek, à Paris, auxquels j’ai assisté.

 

J’aurais pu vous dire que le dernier Indiana Jones m’a beaucoup fait rire (Cate Blanchett : « I want knowledge ! ») ou que Speed Racer des frangins Wachowski mérite le détour.  

 

J’aurais pu vous dire que je suis en train de lire en VO les bouquins candidats au Prix Hugo cette année : Rollback de Robert J. Sawyer (mouais…), Halting State de Charles Stross (bof…)…
 

Que j’ai lu Entre les murs de François Bégaudeau et que je cherche toujours la définition exacte de "tipper".

 
J'aurais pu dire du mal du Président de la France, mais d'autres s'en sont chargés.


J’ai écouté plein de musique, pas mal de rock, mais surtout d’électro (dans toutes ses variantes, minimale, deep house, techno…).

A retenir côté électro : Animals de Minilogue (minimal ambient), As High as The Sky de The Mole (album taillé dans le meilleur de la house) , In Ghost Colours de Cut Copy (pop électro joyeuse).

Côté rock : l’album de Fleet Foxes (mon trip hippie de l'été).

 

Mais le temps m’a manqué pour écrire, ce que je regrette.

 

Devant moi, cinq semaines de vacances, au cours desquelles je vais me rattraper. Mais seulement à mon retour du Japon, à la fin du mois de juillet. J’ai acheté un Moleskine pour l’occasion, ça donne l’impression d’être un écrivain, je raconterai sur le blog ce voyage au pays des otakus, comme j’avais fait des chroniques de mon séjour en Chine.

 

A très bientôt.

par joe publié dans : Vie privée
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Jeudi 5 juin 2008
























Voilà deux invités de marque, qui se tapent l'incruste chez moi depuis quelques semaines : Monsieur Burns et Bullet Bill. Même s'ils ne sont pas vraiment des inconnus, je tiens quand même à faire les présentations.

D'abord, Charles Montgomery Burns, un des plus riches hommes de Springfield, célèbre pour être le boss d'Homer Simpson. Dans sa main droite, il tient Bobo, son ours en peluche, qui  n'apparaît que dans le 4e épisode de la saison 5, intitulé "Rosebud". Une parodie du Citizen Kane de Orson Welles.

Puis, Bullet Bill, un des ennemis jurés de Mario. Un missile dévastateur dont l'impact transforme le sol en champs de bombes à sous-munition, enfin j'exaggère. Les joueurs de "Mario Kart", eux, se réjouissent d'adopter la forme de Bullet Bill pour remonter le peloton. Mais je vais pas m'étendre sur cet obus à pinces, il y a des mecs un peu obsédés qui ont écrit sa biographie sur le site 
Super Mario Wiki.

par joe publié dans : Vie privée
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Mercredi 4 juin 2008

Ce concert m'a pété les tympans. J'en veux - vraiment - au régisseur son, aux types irresponsables qui m'ont fait subir ça. C'est simple : pendant au moins une minute, j'ai rien entendu qu'une bouillie sonore avec une femme qui gueulait dans un micro à paillettes. Et le volume ! C'était vraiment trop fort. On a dû frôler les 140 décibels. Vingt-quatre heures après, j'ai une légère douleur dans l'oreille gauche, genre comme une otite. Merci.
Oui, j'aurais dû emporter mes bouchons. Mais j'imaginais pas en avoir besoin au spectacle d'une chanteuse américaine de r'n'b.
A part ça, le show était pas mal. Signe d'une époque, les lumières des portables ont remplacé les flammes des briquets.
Mary J. Blige... Si tu connais pas,
wikipédia lui consacre une fiche synthétique, dans un style encyclopédique. 

par joe publié dans : Vie privée
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Lundi 2 juin 2008

L'Espace de la révélation d'Alastair Reynolds, le premier tome du "Cycle des inhibiteurs", a cette qualité des livres de science-fiction assez tordus pour faire travailler l'imagination à toute berzingue, mais en aménageant des pauses pour remettre de l'ordre dans l'atelier de la pensée. 

C'est vrai : il y a tout de même des descriptions si peu explicites qu'elles confinent à l'abstraction et des phrases à te demander si tu as bien fait de sécher tes cours de physique. Exemple : "Tout se passait comme si l'arme était un soliton - une onde stationnaire - dans la structure géodésique de l'espace temps." Dans la littérature de science-fiction, on appelle ça du hard science, et j'ai du mal à croire que l'expression est juste une traduction de "sciences dures".

Donc, c'est hard, il faut s'accrocher au pavé, en dépit de longueurs dans la narration et de dialogues parfois un peu décalés : on a parfois l'impression que les personnages jouent une pièce chacun dans leur coin.

Cela dit, L'Espace de la révélation est un space opéra passionnant, avec des bonnes idées à foison. Sa lecture suscite des images insoupçonnées. On y trouve une civilisation disparue, un archéologue mégalo, une menace pour l'humanité, un vaisseau géant dont le capitaine est rongé par une étrange pourriture, une assassine avec une autre voix que la sienne dans la tête...

Raynolds maîtrise le sens de l'ellipse, qui fait que des événements ou des personnages sont révélés plus tard, alors que leur présence était déjà suggérée. Et il possède surtout un vrai style et capacité à faire naître des images fantastiques.

Extrait :

"Sa minceur ascétique - il semblait qu'elle n'aurait pu mettre les pieds sur une grosse planète sans se rompre tous les os - n'avait pas abusé Khouri un seul instant; Sudjic était comme un bâtiment conçu par un architecte de génie, qui connaissait précisément les tensions auxquelles devaient obéir chaque articulation et chaque étai, et aurait mis un point d'honneur esthétique à n'autoriser aucune tolérance additionnelle."

par joe publié dans : Fan de SF
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