Mardi 8 avril 2008

A flamme symbolique, actions symboliques. Le bordel entretenu hier à Paris sur le passage du cure-dent géant en aluminium offrait un spectacle  assez réjouissant (bémol : les forces de l'ordre qui arrachent les drapeaux tibétains). Il y a malheureusement peu de chances que ces images soient relayées par les télévisions chinoises, ou sinon sous l'angle "complot pro-Tibétains qui veut saboter ce magnifique idéal incarné par les J.O." Il suffisait de voir la mauvaise foi de Ruolin Zheng, correspondant du quotidien national de Shangai Wen Hui Bao, dans l'émission C dans l'air diffusée hier.
Et puis la réaction de Bernard Laporte, le s
ecrétaire d'Etat aux Sports, aux événements d'hier, fera doucement rigoler les dissidents chinois : "J'aurais préféré que ça se passe autrement (...) les défenseurs des droits de l'homme ne respectent pas les autres". Bouh les vilains. Pour finir, cette phrase édifiante de l'Espagnol Juan Antonio Samaranch, l'ancien président du Comité international olympique (CIO), dans une interview publiée hier dans El Pais : "Chaque pays a le régime qu'il choisit." Habitants opprimés par le pouvoir, vous n'avez qu'à vous en prendre à vous-mêmes, faites plutôt du sport.   

 

par joe publié dans : Ça vous regarde
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Lundi 7 avril 2008

Dans la nuit de dimanche à lundi, un tour au Rex Club pour écouter Kerri Chandler et Carl Craig, dont je ne me lasse pas du dernier double-album, mixer au Rex Club. La veille, il y avait Ewan Pearson dans cette boite, il paraît que c'était formidable.

Le New-Yorkais Kerri Chandler exerce un set en temps en deux temps : d'abord deep house (un régal), puis garage (moins mon truc). Au milieu de son mix, il descend plus près de la foule pour mixer. Une masse d'appareils photos et de portables s'agglutinent autour de lui. Merde. J'aime aussi voir les DJ au boulot. A 3 h, je repasse par le vestiaire, pas le temps pour Carl Craig, je rentre en Vélib'. Le faisceau du phare éclaire des flocons de neige.

par joe publié dans : Vie privée
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Dimanche 6 avril 2008

 

 
par joe publié dans : Session jeux vidéo
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Vendredi 4 avril 2008

Le clip de Driving This Road Until Death sets you free, c'est un peu comme ces fous de Lego qui reconstituent des scènes de film/jeu vidéo/série avec  leurs jouets préférés. Tu tapes Lego dans Youtube, et on te propose de voir les remakes de 
Grand Theft Auto ou du Sacré Graal des Monty Python. Avec les Playmobil, ça marche bien, ils cassent pas des briques avec leur sourire constipé.

Pour Driving This road Until Death sets you free, les Français du groupe Zombie Zombie ont fait revisiter The Thing, (La Chose) le film-culte de John Carpenter. L'effet est réusssi, joli hommage au maître de l'épouvante.

Et à part ça, l'album fraîchement sorti de Zombie Zombie, A Land for Renegades, vaut largement le coup d'oreille.
par joe publié dans : Sur écoute
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Jeudi 3 avril 2008


Vétérans de la musique électronique, quoique dans des styles très différents, Carl Craig et Autechre se sont fait connaître au début des années 1990. Au mois de mars 2008, l'Américain de Detroit et le duo britannique ont sorti chacun un album.

Autechre Quaristice

Autechre, leur nom m'a toujours fait penser à Antichrist, la musique du diable, quoi. Jamais été très fan, leurs explorations sonores, à la limite de la musique expérimentale, nécessitent des renoncements de la part de l'auditeur. Renoncer à ses préjugés, renoncer aux mélodies, renoncer au plaisir immédiat...

Pourtant Quaristice n'est pas exempt d'une certaine sensualité organique. Ce sont des instantanés à écouter de manière détachée, ni de trop près, ni de trop loin. Mais à un volume élevé, quitte à mettre des bouchons. Et il faut faire avec les oreilles comme avec des yeux qu'on accommode à l'infini.

Quaristice titille, envoûte, claque.

Au morceau n° 7, intitulé Simm, à 2'38, j'ai cru que mon voisin frappait au plafond parce que la musique était trop forte.

Carl Craig Sessions

Carl, tu es un magicien de la techno. Tes Sessions (double-album) sont magnifiques, un vrai travail de pro, qui procure des émotions fortes.  Direct dans mon Top Ten des albums les plus appréciés cette année.

Le deuxième disque par exemple, celui que je préfère. Le début est d'ailleurs juste parfait.

Le voyage commence avec un Angel délicat, une déclaration d'humour sur beatboxing. Puis, ça s'accèlère. On enchaîne sur Rushed, où la mécanique du rythme étouffe des expirations. Un In The Trees épais prend la relève, à peine contrarié par un concert de cordes agitées. Vient Kill 100 (de X-Press 2) pop-acide exaltée qui s'épanouit dans une ribambelle de claps-claps et de percussions, avant de céder la place au rétro Brainfeeze et à l'incantation vaudou qu'est Demented. Psychobeat offre un semblant de pause. Mais c'est comme de la vapeur dans une cocotte-minute, il faut bien un Futurelovetheme pour faire sortir la pression. S'ensuit At Les, ou le jazz du clubbeur, qui peut se laisser transporté par un saxo. Ibug In The Bass Bin, en tâtant la même veine jazzy, mais plus downtempo, permet d'atterrir. En douceur.

par joe publié dans : Sur écoute
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