
De la violence dans GTA ? Oui, bon, et alors, les gamers ont en vu bien d'autres, les (télé)spectateurs aussi. Des histoires de cul ? Du deal ? Des gangsters ? Oui oui oui.
So what ? Bah le jeu ! Et quel jeu !
Je suis pas un fan de la série des Grand Theft Auto, mais il faut reconnaître que GTA IV est un tour de force : missions variées, gameplay soigné, décor urbain
superbe, scénario bien fichu.
La bande-son ? Plein de radios, 200 morceaux de musique. Ça vaut le coup de jeter un œil à la playlist.
Les commentaires récents de la vidéo Mama de Genesis sur
YouTube ont été écrits par des joueurs de GTA. Ce jeu vidéo pourra toujours faire découvrir des groupes (qui n'en ont pas besoin pour la plupart). C'est surtout curieux d'entendre
voisiner le Oxygène Part 4 de Jarre avec un If My Homie Calls de 2Pac.
En commençant GTA IV par quelques heures en multijoueurs, j'ai fait le tour de Liberty City. Je me suis fait hurler dessus (enfin dans le casque) par un coéquipier parce que je
savais pas conduire. Je me suis éclater dans les courses (de bagnoles, de motos, de camions...). Et j'ai été odieux quand je me suis rendu compte
qu'à défaut de gagner les courses, on se faisait un max de dollars en dégommant les conducteurs. Hé hé.
Quand on a joué à des MMORPG, le vaste espace offert par Liberty City ne surprend pas. Mais des néons de Times Square aux avions de l'aéroport en passant par les stations
de métro, ce sont les détails qui sautent aux yeux. On écoute les conversations des passants. On customize son téléphone portable (j'espère pouvoir changer son fond d'écran).
Et maintenant, je savoure le plaisir de la campagne en solo. Je suis pas pressé d'arriver à la fin. Petit à petit, je me coule dans la peau de Niko Bellic et je me la pète.
C'est clair qu'un jeu vidéo à la fois best-seller, visuellement puissant et à l'intrigue originale ne pouvait pas laisser longtemps indifférente l'industrie du cinéma hollywoodien. Il se
murmurait depuis sa sortie en août 2007 que Bioshock (bande annonce du jeu ici) avait toutes les qualités pour être adapté sur le
grand écran. On connaît depuis quelques jours le nom du réalisateur, c'est Gore Verbinski, selon le journal américain Variety.
De ce type, j'ai vu quelques films : son remake honnête de The Ring, cette bouillie d'images sans queue ni tête qu'est Pirate des Caraïbes 2, ce monument du kitsch qu'est La
machine à explorer du temps, adaptation du roman de Wells... Difficile d'être porté par un enthousiasme délirant.
Il aurait vraiment fallu un esthète de la série B, quelqu'un comme Guillermo del Toro, pour retranscrire l'univers bariolé et malsain de Bioshock. Derrière la caméra, il aurait
fallu un peintre de l'horreur, on se retrouve avec un chef de chantier gros œuvre. Avec Verbinski, c'est à craindre que la ville sous-marine et rétro-furiste de Rapture, avec ses couleurs
criardes, finisse noyée sous une volonté de rendre le film accessible au plus grand nombre. Bioshock brillait par son ambiance glauque, sa violence gore et son flirt avec
l'amoralité. J'ai peur qu'Universal, qui détient les droits du film, soit moins sensible aux différentes facettes de ce joyau noir qu'est Bioshock qu'au nombre d'entrées qu'il pourrait
susciter en salles. "- Les Petites sœurs, hein, il faudra que le héros ne les tue pas, c'est quand même des enfants. - Le héros, il arrête pas de se piquer. On veut pas montrer
un junkie, tu montres qu'il déteste ça, ok ? Manquerait plus qu'il y prenne goût - Le personnage principal, on peut le rendre plus sympa ? - Il y a Will Smith
qu'est libre."
Concernant Bioshock, la seule chose dont je me réjouis, c'est de reprendre ma dose de plasmides en recommençant le jeu dès que j'en aurai le temps. Mais surtout, c'est
l'idée de jouer à Bioshock 2, dont toutes les Xbox 360 ont noté la date de sortie dans leur calepin : fin 2009.
Mon précédent post sur Bioshock => ici.